DEUXIEME EPREUVE



Le JURY de gauche à droite :
Victor ERESKO (Russie) Président du Jury
Sae -Jung KIM (Corée)
Thierry HUILLET (France)
Danielle LAVAL (France)
Elsa KOLODIN (Pologne Allemagne)
Eugenio DE ROSA (Italie)
Brice MORRISON (Royaume Uni)
Hugues LECLERE (France)
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LA PRESSE :
L'est Républicain :
Confucius et le romantisme
Sae-Jung Kim, coréenne de Séoul et membre du jury du concours de piano tend une oreille lucide aux prestations des musiciens asiatiques.
Lauréate du conservatoire royal de Bruxelles (dans la classe de Nicole Henriot, magnifiques artistes, nièce du non moins fabuleux Charles Munch) Sae-Jung Kim, fait partie pour la première fois du jury du concours international de piano et vante, sans Flagornerie, les mérites spinaliens: « Voilà enfin une compétition qui consacre tout le deuxième tour à des compositeurs du XX e siècle, qui permet donc à des jeunes artistes de parler la musique de leur temps ! ».
C'est peut-être pour cela que les pianistes de l'Extrême Orient sont toujours si nombreux à s'inscrire : ces musiques que leur sont moins étrangères que les pages du grand romantisme. Messian et Dutilleux ont fait de l'orientalisme authentique (pars du folklore inventé comme Puccini avec Butterfly) alors que les scherzos Chopin, où le carnaval selon Schumann sont des notions très abstraites.
« La culture asiatique ne connaît pas les danses ni la religion avec les dogmes. Une masurka ou les suites de Bach (avec les menuets, sarabande...) sont totalement étrangères à notre tradition. Mais c'est bien le romantisme qui pose les plus gros problèmes aux artistes asiatiques... marqués par la philosophie de Confucius. Les épanchements du coeur ne nous sont pas envisageables; ils sont même indécents ; on ne doit pas déranger autrui avec ses propres sentiments... »
Voilà comment les Coréens les Japonais ou les Taïwanais sont plutôt réceptifs aux accords de Bartok, proche du folklore coréen (les Hongrois étant des descendants avoués de Gengis Kahn... et d'Attila) ou bien à l'impressionnisme de Ravel et de Debussy.
C'est bien pour confronter leur savoir et apprendre les comportements des occidentaux que les asiatiques « envahissent » des concours internationaux européens. Et avec quelle réussite !
Ce qui suppose des qualités spécifiques : « Chez nous, la musique est une discipline comme une autre, pratiquée avec l'aide de toute la famille. C'est un travail de fourmi, toujours recommencé, si bien que tous ces jeunes pianistes se présentent avec des bases technique inattaquables. On peut leur reprocher leur manque d'imagination, leur retenue émotionnelle. Il faut qu'ils apprennent à personnaliser les couleurs propres à chaque compositeur : Ravel ne sonne pas comme Chopin qu'on ne doit pas confondre avec Rachmaninov... Et ces nuances ne sont pas apprises, elles doivent venir du coeur de chacun ».
De l'audace et les nerfs
Dix-neuf candidats pour seulement huit places en demi-finale les garçons font de la résistance.
Les premiers jours d'une audition ou d'un concours permettent surtout un véritable « écrémage » des prétendants et le renvoi à la maison des audacieux, des fanfarons et des les inconscients. Les éliminations se font donc sans beaucoup d'états d'âme. Par contre les cas de consciences ont commencé à naître hier dans les belles oreilles des membres du jury. Comment éliminer 11 jeunes pianistes sur 19 et ne garder que les garçons et filles ayant la stature, le geste le verbe pour devenir le 20e lauréat du deuxième concours international de France ?
Dans cette bataille terrible (et nécessairement injuste), la France n'a pas été la plus mal représentée avec trois garçons : deux déjà lauréat du conservatoire supérieur de Paris (Éric Artz et Laurent Durupt qui, lui concourt ce jeudi à 10 heures) et le dernier, Anaël Bonnet, encore élève d'Edson Elias à Lyon. Les « petits coqs » devront faire aussi bien sinon mieux que cinq coréennes, quatre japonaises, deux Russes, deux taïwanaises, un roumain, une estonienne et une américaine (Kathy Mahan, entendue ce jeudi à 16 h 10). Il il faudra être très fort, dans sa tête et ses doigts, savoir prendre des risques, oser les pages dangereuses, allier à l'insolence et la science, la décontraction et la séduction dans des répertoires peu courants.
Hommage à Bartok
Bartok est goût du cours de la « figure imposée » de ce deuxième tour (les organisateurs en rendant hommage au compositeur magyar à l'occasion du 60e anniversaire de sa mort à New York) et se trouve fréquemment associée à d'autre compositeur hongrois de première importance n'on pas l'abbé Frantz List, mais Georges Georges Ligeti : choisis par sept candidats alors que Takemitsu , gloire nipponne, n'a été retenu que dans deux japonaises ! Les Français s'en sont remis au « baiser de l'enfant Jésus » d'Olivier Messiaen (qui mérite bien ce chauvinisme !), la jeune Olga faisant confiance aux pages du « soviétique » Rodion Schedrin, Nathalia (ce jeudi à 17 h 45) en levant la palme de la neutralité en se faisant belle avocate de la fantaisie du suisse Franck Martin.
Résultats de la deuxième épreuve

Katie MAHAN

Sang Il HAN
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Min Sol CHO
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Yukako MORIKAWA
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Natalia ZAGALSKAIA
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Irina ZAHHARENKOVA

Eric ARTZ
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