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J4

 PREMIERE EPREUVE

 

Première épreuve : (15 minutes maximum)

        a) Premier mouvement (sans reprise) d'une Sonate de Beethoven à choisir parmi les suivantes : opus 2 n° 1, 2 ou 3 – opus 7 – opus 10 n° 1, 2 ou 3 – opus 13 – opus 14 n° 1 ou 2 – opus 22 – opus 26 – opus 27 n° 1 ou 2 – opus 28 – opus 31 n° 1, 2 ou 3.

        b) Une Étude de Chopin ou Debussy.

        c) Une Mazurka de Chopin (sans reprise).

 

 

 

Siu Yin LIE

Katie MAHAN

Toshikatsu MIZUNUMA

Yuakako MORIKAWA

Natalia ZAGALSKAIA

Samia BENAZIEZ

on attend le verdict pour affichage

puis on annonce ...

on annonce ...

on annonce ...

on annonce ...

Quand c'est aux piétons de passer ...

Un siège en salle

vaut de bien loin,

un tabouret devant le piano.

Les places d'honneur au jury

et dans un instant la porte va se refermer sur

le jury en séance.

 

 

L'explication de la note

et les commentaires sont allés bon train

jusqu'à une heure avancée de la nuit !

LA PRESSE :

L'est Républicain

Danielle Laval, hors concours

Ce lundi fut la journée de la femme au concours international de piano ou Danielle Laval a expliqué son amour de la compétition... pour les autres

Hier, fut en quelque sorte la journée de la femme au Concours International De Piano : par moins d'une douzaine et demie de candidates, coréenne, japonaise, chinoise ou algérienne, ukrainienne ou géorgienne. Des demoiselles très décidées qui ont souvent donné de belle preuve de musicalité, de leur souci d'apporter un peu d'âme et d'émotion dans un univers trop souvent habité par les « frappeur d'Ivoire » et des forcenés de la pédale forte. Il fallait savourer sous les doigts d’Olga, une mazurka qui de danse était devenue chanson folklorique si belle et si triste, savourer les hésitations de Beethoven et de ses silences dans la « tempête » dessinée par Iryna. Histoire de femme encore avec les souvenirs du président Victor Eresko lauréat du concours Marguerite Long avec la fondatrice dans la salle : 93 ans, le cigarillo en lèvres, la lucidité aiguë. C'était il y a 40 ans.

Découvertes du répertoire

Retour au présent pour une aventure de femme encore avec le parcours de Danielle Laval, membre du jury, ravie dans son fauteuil de juge, impatiente de découvrir le musée des images et les madones du musée départemental. Élève du merveilleux Vlado Perlemuter ( le seul élève de Maurice Ravel) Danielle Laval obtint ses premiers prix de piano et de musique de chambre à Paris... Et commença presque tout de suite une carrière par le disque.

« Je n'ai jamais passé aucun concours national ou international de piano ! Ce fut un choix de ma part, d'autant plus ferme que EMI m'a demandé très vite d’enregistrer... Et j'adore faire des disques ! ».

Danielle Laval aura l'intelligence - et la malice ou le flair - de fuir souvent les répertoires rebattus pour se consacrer à des pages inconnues de Lazare Lévy, de Mendelssohn, de Moussorgski (rien que des études). Elle fera découvrir le concerto d'Albert Roussel, les oeuvres de Cécile Cheminade et se consacrera également à des compositeurs de musique de film : Nino Rota, Bernard Hermann (compositeur des films de Hitchcock), Michel Legrand, André Hossein (père de Robert), Jean Viener et Miklos Rozsa (Ben Hur). Un répertoire adéquat pour la marque Naïve, la bien nommée...

Bavarde enflammée, Danielle Laval avoue aussi son amour des concours... pour les autres, quand elle est membre du jury, elle regrette que les compétitions n'attirent pas plus de jeunes Français (elle est un tel mauvais exemple de carrière réussie sans lauriers préalables !) Et surtout le manque d'imagination des candidats : «Tous en reviennent aux études de Chopin, en oubliant Hummel, Clémenti, Mendelssohn qui offrent des pages très belles est très difficile... »

Mais cette artiste tentée par la virtuosité redevient femme pour parler de la respiration de la musique : "La vitesse n'est rien et ne veut rien dire toute seule ; tout est dans la sonorité, dans le joli legato ». Oui des générations de «tapeurs fous» n'ont pas effacé la sensualité du toucher de Clara Haskil ou de Dinu Lipatti.

 

 

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