Les Finalistes sont à MONTBELIARD
Génie des touches en finale
L''orchestre de Montbéliard accompagne les finalistes du Concours International de Piano
cet après-midi à Épinal. Symbiose.
Montbéliard - L'orchestre de Montbéliard, dirigée par le chef d'orchestre d'origine roumaine Paul Staïcu , est un intérimaire de luxe.
Sollicité en urgence pour accompagner le Concours International de Piano d'Épinal en 1997, suite à la défection de l'Orchestre Philharmonique de Lorraine, il est devenu un partenaire à part entière.
Hier à l'occasion de la 35e édition de cette biennale devenue la seconde de France après Paris, les musiciens Montbéliardais n'ont pas chômés.
Un double passage obligé
Dans leur salle fétiche de la Gauloise, un ancien gymnase transformé en auditorium, ils ont créé le précieux décor musical nécessaire à l'ultime répétition.
Les quatre finalistes du concours 2005, qui s'affrontent que cet après-midi à 15 heures à l'auditorium de la Louvière a Épinal, ont ainsi pu exercer leurs talents dans des conditions optimales.
L'Estonienne Irina ZAHHARENKOVA, le Coréen Sang Il HAN, la Japonaise Yukako MORIKAWA et la Russe Natalia ZAGALSKAÏA, pour la pluspart en jean et sweet-shirt, ont laissé filer leurs talents sur les touches blanches et noires. Sans dénaturer l'esprit des concertos de Brahms, Beethoven et Mendelssohn, avec une passion et une virtuosité exemplaire. Si leur quadruple prestation est d'ailleurs saluée par l'exigeant chef Paul Staïcu, d'une brève mais éloquente annotation : « Ils sont très pros ! ».
Jacques Perrout membre du Concours International et musiciens amateur, est de cet avis, soulignant le haut niveau des concurrents : « Notre concours est reconnu par la fédération mondiale depuis 1979. Très souvent, nos lauréats décrochent d'autres prix dans le monde entier. C'est la preuve qu'Épinal est devenu un passage obligé ».
Montbéliard aussi puisque le premier concert public des finalistes se tiendra demain soir à 20 h 30, au temple Saint-Georges. C'est la grande fierté de Thierry Perrout, directeur adjoint de l'école de musique Montbéliardaise et clarinettiste dans l'orchestre Paul Staïcu. « C'est grâce à lui que nous avons trouvé un orchestre en 1997 », explique son spinalien.
« La collaboration entre les deux villes finit par créer des liens autant musicaux qu'humains. Nos concurrents apprécient d'ailleurs beaucoup la présence ferme et attentive du chef d'orchestre, ainsi que l'accueil, organisé dans les familles monbéliardaises. »
Une entente entièrement vouée à la musique classique et à son instrument de rêve : le piano.
François ZIMMER
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