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ACCUEIL DES CANDIDATS

A la chaîne le moral reste de mise
face aux intempéries de toutes sortes

en salle on patiente pour les mêmes raisons

assuré que que le concours finira bien par être déclaré ouvert
LE MOT D'ACCEUIL DU PRESIDENT
Depuis 35 ans, le Concours International De Piano d'Épinal annonce le printemps par la rencontre exceptionnelle de jeunes pianistes venus du monde entier.
Bienvenue à Épinal au candidat et candidats qui sont venus à bout de leur programme et ont bravé des conditions de voyage souvent éprouvantes.
Bienvenue et merci à toutes les familles qui ouvrent leurs portes et leur coeur aux pianistes.
Bienvenue au jury international, présidé cette année par Victor ERESKO (Russie), accompagné par Mmes Elsa KOLODIN (Pologne - Allemagne), Sae-Jung KIM (Corée), Daniel LAVAL(France) et Messieurs Eugenio DE ROSA (Italie), Thierry HUILLET ( France) Hugues LECLERE (France) et BRYCE MORRISON (Royaume Uni). Courage à vous Mesdames, Messieurs.
Dans quelques instants, après les traductions, nous allons procéder au tirage au sort du nom du premier candidat qui ouvrira demain le concours. Les ordres de passage du premier tour seront affichés sur les portes du théâtre. Respectez les horaires impérativement. Un piano de répétition est à votre disposition avant votre passage.
Dans la valisette se trouve une grande enveloppe. Lisez ces papiers attentivement. Merci.
Et maintenant, je déclare ouvert le 20e Concours International De Piano d'Épinal.
Jacques GRASSER
Président du comité du Concours International De Piano d'Épinal
LA PRESSE :
La Liberté de l'Est.
Une nouvelle partition est ouverte.
Les derniers auront peut-être été les plus longs.
Les candidats au concours international de piano
ont parcouru des milliers de kilomètres dans l'espoir d'une récompense.
C'était hier le grand jour. Celui du lancement officiel du Concours International de Piano d'Épinal qui célèbre son 35e anniversaire et dont c'est la 20e édition.
Créé en 1977 à l'initiative de Suzanne Chevalier qui estimait que le piano valait bien une manifestation spécifique, en plus du concours artistique, le concours international d'Épinal n'est en effet devenu biennal qu'en cours de route, si l'on peut se permettre l'expression. C'était en 1973.
Depuis, il a acquis des lettres de noblesse certaine, notamment en faisant son entrée dans la cour des grands en 1979, celle de la fédération mondiale des concours internationaux de musique.
Depuis lors, cette manifestation est bien d'ampleur et de renommée internationale. Mais elle semble aussi être frappée par une poice terrible. Il y a quatre ans, le concours avait été victime d'une grève SNCF. La précédente édition avait subi les dégâts collatéraux de la guerre en Irak... Cette fois, il y a eu les mouvements sociaux du 10 mars. Et ce n'était pas assez dans la malchance puisque lettres en provenance de Paris ont pris du retard hier en raison d'un dramatique accident.
Pour le coup, la cérémonie officielle de lancement a été retardée hier soir, les bénévoles devant jouer aux chauffeurs de taxi jusqu'à la dernière minute, multipliant les allers et retours entre la gare et le théâtre municipal. Ce n'est que vers 18 heures que le Président Jacques GRASSER pouvait, selon la formule consacrée, déclarer ouverte la 20e édition du Concours International De Piano d'Épinal. Ouf ! Sur les 65 inscrits, une vingtaine seulement manquaient à l'appel. Venu d'Estonie, de Taiwan, de Chine, de Corée ou encore d'Arménie, ces candidats auront parcouru des milliers ou, le plus souvent, des dizaines de milliers de kilomètres pour être à l'heure au théâtre municipal d'Epinal.
Et cela à leurs frais. Les lauréats ont certes droit à dix prix financièrement intéressants (6 100 € pour le plus important qu'est le grand prix de la ville d'Épinal), mais c'est avant tout la notoriété que ces jeunes pianistes viennent chercher ici. Ce qui en dit long sur celui du concours lui-même...
La crédibilité du concours est d'ailleurs plus que certifiée par la qualité du jury tout aussi international que les candidats et présidé par Victor Eresko, reconnu comme l'un des plus grands pianistes de sa génération. Un jury remercié hier de sa participation à l'image des bénévoles de l'association et des familles du secteur fournissant le gîte ou un piano aux futurs virtuoses venus de loin.
S.K.
L'Est Républicain.
Premières notes à Épinal
Pour la 20e fois, la cité vosgienne
devient capitale mondiale du piano classique
le temps d'un concours international
Chez les concurrents, une nette prédominance, comme toujours, des Asiatiques : Japonais (17), Coréens (11), Chinois de Chine (2), de Taiwan (3). Il y a un Arménien, un Estonien, deux Roumains, huit Français, quatre Russes entre autres, mais cette année, pas d'Italiens, Espagnols, Polonais, Allemand et Anglais.
ÉPINAL. - Ils sont arrivés par vagues, la plus importante vers 17 h 30, une demi-heure après le lancement théorique du concours. Après avoir subi une journée de grève tous azimuts, les arrivants de Paris - beaucoup de Japonais - ont été retardé à cause d'un suicide sur la voie ferrée entre Paris et Nancy. Ils ont du coup manqué la correspondance vers Épinal. Un retard véniel par rapport à la seule et rare candidate algérienne, qui s'est fait tout voler, y compris son portable, à son arrivée à Marseille ! Le président de l'association organisatrice du concours, Jacques GRASSER adjoint la culture à la mairie d'Épinal, s'est fait des cheveux blancs toute la soirée pour trouver un moyen de la joindre... Et de la rapatrier. En attendant, avec une petite heure de retard, le 20e concours international d'Épinal a été déclaré solennellement ouvert hier soir.
Tirage au sort.
Cette année, le plus important concours de piano international français, avec le « Marguerite Long » de Paris compte 65 inscrits. Une main innocente a tiré au sort le premier candidat qui déterminera l'ordre de passage, en l'occurrence la jeune Japonaise. Yuki Negeshi. « Ce n'est pas la place la plus facile », note compatissant un jeune candidat Chinois de Shanghai qui interrompt une discussion avec un collègue de Hong Kong avec qui il sympathise. « Le jury a besoin d’étalonner un peu sur les premiers candidats et par définition ce n'est pas le cas pour le premier. La place de dernier concurrent n'est pas facile non plus ! Shugang Li sera plutôt près des derniers que des premiers, compte tenu de l'ordre alphabétique … français. Par contre il ne sera pas trop dépaysé ici à Épinal car s’il s'exprime avec autant de bonheur dans notre langue, c'est parce qu'il étudie au conservatoire de Nancy. Pendant la durée du concours, il sera hébergé dans une famille de Chantraine, près d’Épinal qui dispose comme toutes les familles d'accueil, d'un bon piano accordé.
Surtout les filles.
Le jeune homme aura comme ses collègues que - 45 filles et 20 garçons- plusieurs obstacles à passer pour espérer emporter le concours. La première épreuve, d'un quart d'heure, comporte le premier mouvement d'une sonate de Beethoven à choisir sur une liste, une étude de Chopin ou Debussy une mazurka de Chopin. Après cette montagne une autre à franchir, pour le quart où la moitié de l'effectif initial, avec une pièce de Bartok, une autre d'un compositeur français du 20e siècle (comme toujours aux concours d'Épinal) et une oeuvre composée après 1970. En demi-finale, une vraie originalité a été ajoutée avec un récital de 45 à 50 minutes sur un programme libre au choix du candidat. Enfin le dimanche 20 mars, la finale rassemblera les quatre meilleurs pour un concerto d'oeuvres imposées aux choix chez Beethoven, Brahms, Mozart ou Mendelssohn.
Victor ERESKO.
Le prix est doté de 6 100 €. Mais être primé à Épinal est d'abord et avant tout un événement énorme dans la carrière d'un jeune pianiste international. Le jury est présidé par Victor Eresko un des grands pianistes de ce siècle et de l'autre. Le jury est largement européen avec Elza Kolodin, polonaise, professeur en Allemagne à Fribourg, Daniel Laval, pianiste française, Eugenio de Rosa, pianiste romain, Thierry Huillet, du trio Waldstein, Hugues Leclerc professeur au CNSM de paris Bryce Morrison, professeur au conservatoire de Londres, Sae Jung Kim, pianiste coréenne.
Guillaume MAZEAUD